Rejoignez-nous sur Facebook


SAISON 0708

  • JPEG - 33.1 ko
    AndréRobillard+CharlotteRanson
  • JPEG - 47.3 ko
    AndréRobillard
  • JPEG - 28.8 ko
    Robillard+Forestier
  • JPEG - 29.2 ko
    Robillard+Forestier2

Les Endimanchés (Alexis Forestier, André Robillard, Charlotte Ranson)

Le début de ce travail a eu lieu en février à Orléans dans la salle de répétitions du Centre dramatique et s’est poursuivi en mars à La Fonderie au Mans.

Dans le cadre du

Pass 3 Spectacles : Tarif A hors adhésion
Avec Antonin Rayon, Charlotte Ranson, André Robillard, Alexis Forestier.
Conception : Alexis Forestier, Charlotte Ranson, André Robillard.

Parallèlement à l’écriture d’un projet de théâtre musical Tuer la misère (en compagnie d’André Robillard), Les Endimanchés proposent dans l’immédiat prolongement du travail mené à la Fonderie au Mans au mois de mars un concert décliné de leur recherche musicale, scénique et sonore avec André Robillard, artiste d’art brut et musicien autodidacte. Le concert se jouera avec André Robillard lui-même et autour de sa présence, de la même manière que nous procédons sur le plateau, en l’intégrant à nos explorations et expérimentations musicales ou en accompagnant ses propositions rythmiques et improvisations vocales.

André Robillard, né en 1931, a passé sa vie dans le centre hospitalier Georges Daumezon à Fleury-Les-Aubrais en banlieue d’Orléans. Il y vit toujours, dans une maison indépendante, où depuis plus de quarante ans il construit ses fusils faits de matériaux de récupération. Il appartient à la "constellation de l’art brut", dont les œuvres ont très tôt intégré les collections rassemblées par Jean Dubuffet. Il figure parmi les derniers artistes vivants découverts par le peintre. Ses œuvres sont exposées à Lausanne au Musée de l’Art Brut, mais sont également présentes dans les collections de l’Aracine et de l’abcd. Son quotidien et son espace de vie entretiennent un rapport de perméabilité avec ses créations ; tout autour de lui est empilement, collections de masques et d’animaux en tous genres, de matériaux soigneusement conservés et de photos polaroïd constituant un espace imaginaire en équilibre instable, d’où émanent presque naturellement ses constructions et dessins d’animaux ou d’engins galactiques.
Robillard est en outre un musicien autodidacte, il pratique l’accordéon et s’accompagne d’un plein chant ou d’un râle, à la fois guttural et curieusement mélodieux, qui forment un contrepoint au maniement brutal de son instrument, il joue de l’harmonica amplifié avec un seau, de la caisse claire avec des cartouches de fusil. Il se révèle également être un prodigieux inventeur de langues et de dialectes.


Tuer la misère (en compagnie d’André Robillard)

Charlotte Ranson rencontre André Robillard à l’hôpital psychiatrique de Fleury-les-Aubrais dans le courant de l’année 2006 et passe l’essentiel de son temps chez lui plutôt que de rester enfermée dans les pavillons. Entre eux se bâtit une grande amitié indépendamment de toute préoccupation d’ordre artistique ou de tout projet liée à l’œuvre d’André. Charlotte Ranson séjourne ensuite à la clinique de la Borde où elle fait venir André Robillard à deux reprises ; il vient une première fois jouer de la musique et montrer quelques-unes de ses réalisations puis revient en tant que visiteur.
En 2007, Charlotte Ranson présente André Robillard à Alexis Forestier qui connaissait son œuvre de même que certains de ses enregistrements.
Une relation de proximité amicale et de complicité musicale se tisse peu à peu au fil des visites et du temps partagé et fait naître l’idée d’un projet commun.

L’immédiate évidence avec laquelle André Robillard rencontre l’autre et l’invite à entrer dans son propre paysage, dont il convoque avec une force poétique inouïe son arrière-pays, ses arrière-mondes et les transfigure par la parole, le chant ou ses productions plastiques, son attrait pour les formes scéniques théâtrales et musicales qui lui sont à priori étrangères et que sa curiosité insatiable lui permettent d’approcher avec un étonnement sans cesse renouvelé, enfin l’inventivité qui le caractérise et qui est partie intégrante de sa vie et de son quotidien sont autant d’aspects qui nous semblent ouvrir les voies d’une mise en commun de matériaux, musicaux, textuels, plastiques et sonores qui conduiront à échafauder un objet scénique, plus proche sans doute de la performance et faite d’une succession de séquences inspirée à la fois de l’imaginaire d’André Robillard et des moments de vie partagés avec lui.



Le Grand R
Saison 17—18

Scène nationale
La Roche-sur-Yon
Renseignements au 02 51 47 83 83


Le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, établissement d'action culturelle appartenant au réseau de la décentralisation artistique et culturelle
Licence d’entrepreneur de spectacles 1-1075762, 1-1075763, 1-1075764 / 2-1075765 / 3-1075766