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SAISON 0708

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Peplum

DANSE

De Nasser Martin-Gousset

COPRODUCTION : « LA MAISON » / THÉÂTRE DE LA VILLE, PARIS / BIENNALE DE LA DANSE, LYON / CHÂTEAU ROUGE, ANNEMASSE / MONACO DANCE FORUM / MÉNAGERIE DE VERRE, PARIS / L’APOSTROPHE SCÈNE NATIONALE, CERGY-PONTOISE / CCN D’ORLÉANS /JOSEF NADJ (ACCUEIL STUDIO).
AVEC LE SOUTIEN DE LA VILLE DE BERLIN, SASHA WALTZ AND GUEST /DE LA DRAC ÎLE-DE-FRANCE.
AVEC L’AIDE DU CARRÉ SAINT-VINCENT, SCÈNE NATIONALE D’ORLÉANS.

Durée 1H20 - TARIF A

AVEC
Barbara Schlittler,
Carole Gomez,
Panagiota Kallimani,
Laurie Young,
Olivier Dubois,
Filipe Lourenço,
Mathieu Calmelet,
Smaïn Boucetta,
Thomas Chopin,
Nasser Martin-Gousset
MUSICIENS
Steve Argüelles,
Djengo Hartlap,
Christophe Van Huffel
CREATION LUMIÈRE
Jean-Luc Chanonat
ASSISTÉ DE
Rémi Godfroy
MONTAGE
Steve Argüelles
IMAGE
Quentin Descourtis
et Julien Delmotte
SON
Djengo Hartlap
COSTUMES
Hélène De Laporte
DÉCOR
Philippe Meynard
MUSIQUES ORIGINALES FILM
Alex North’s Cléopâtra

Le chorégraphe Nasser Martin-Gousset – par ailleurs danseur, habitué de chez Joseph Nadj – fait un triomphe public et critique avec cette somptueuse superproduction.
Mais pourquoi le péplum ? L’intérêt de Nasser Martin-Gousset pour le cinéma est certes grand au point qu’il pense en faire un jour, mais le déclic, l’origine réelle de ce Peplum, c’est une photo d’Elizabeth Taylor en Cléopâtre, au mur de sa maison d’enfance. La référence est énorme (comme sont les images vidéo format immense en fond de scène) et subtile : car, dans le genre pompier qu’est le péplum, Cléopâtre,
le film de Mankiewicz (avec Liz Taylor et Richard Burton) a fait date et oeuvre au point d’entrer dans la légende.
Dans ce Peplum-ci, comme dans Cléopâtre, il y a du grandiose et du second degré, un regard décalé sur le pouvoir et la décadence. La bande-son est d’époque – de l’époque du film, c’est-à-dire des années 60, on y entend sa bande originale mais aussi les Rolling Stones.
Grandiose et coloré.


Nasser MARTIN-GOUSSET
Après une expérience théâtrale de quatre ans avec plusieurs metteurs en scène dont Alain Peillon, Nasser Martin-Gousset étudie la danse au Conservatoire National de Région à Lyon. S’ensuit une collaboration avec de nombreux chorégraphes. Parallèlement à son travail d’interprète, il co-signe en 1989 avec Annie Legros « La Petite Représentation » et crée en 1993 un solo, « Babelogue » suivi en 1994 de « The Marriage – A Babelogue Suite ».
En 1996, il fonde sa compagnie « La Maison » et crée un duo, « Alléluia » présenté au théâtre de la Bastille ; en 1998, « Solarium » ; en 2000, « Bleeding Stone » à la Ménagerie de Verre. Son aventure chorégraphique passe également par le cinéma et le rock avec le film « Soins et Beauté » d’Alexandra Rojos et le clip du groupe Tanger « Oui, peut-être ». En 2001, sur une proposition de Claude Ratze, il crée à La Bâtie – Festival de Genève un solo pour Barbara Schlittler : « Tranformer » et revisite pour Les Iles de Danse le solo « Babelogue Return ». Il assiste en tant que chorégraphe le metteur en scène Yves Beaunesne sur « La Princesse Maleine », de Maeterlinck, ainsi que « Oncle Vania », de Tchekhov (2004), présentés au théâtre de la Colline.
En 2002, il crée « Neverland » à la MC – 93 / Bobigny (programmé en 2003 au Théâtre de la Ville) ; en 2004, « Solarium Return », pièce pour trois interprètes ; en 2005, le solo « Pop Life ».
En marge de ses créations, Nasser Martin-Gousset poursuit ses collaborations avec des metteurs en scène tel que Josef Nadj (Poussière de Soleil, Asobu…)


« Péplum est une tentative de réflexion romanesque sur l’ambition et les idéaux qui conduisent au pouvoir et à la lente désillusion de cette quête passionnée.
L’histoire nous a donné des personnages et des mythes qui traversent le temps, se métamorphosent et se renouvèlent sans cesse.
Le corps reste le centre et le véhicule charnel de cette idée qui voyage.
Il y a le cinéma, il y a l’histoire, il y a un film – il y a une femme, Liz Taylor, qui joua Cléopâtre, et un homme, Richard Burton, devenant Marc-Antoine. Deux êtres tombent passionnément amoureux sur le tournage d’un film et rejouent l’histoire de l’histoire ; incluant le triangle amoureux avec Jules César.
Je contemple un mur, j’y vois des traces, verticales – des traces de corps et de visages - les pierres me regardent – je cherche une histoire, mon histoire ? Celle des origines, celle de mon père, celle de ma mère – c’est une fresque – un pays de sable et de vent – Péplum.

Principe d’Analogie (réflexion)

Pour l’instant, l’image fait partie de mes pièces comme une évidence incontournable. Pour combien de temps ? Je ne sais pas. C’est un outil au même titre que le son, l’écriture, l’architecture, le corps. A travers tous ces paramètres, je cherche l’équilibre et la cohérence. Bien sûr mes fantasmes scéniques sont le reflet de toutes les informations qui m’ont traversé depuis l’enfance. Le regard se fixe parfois une seconde sur un paysage et s’imprime à jamais. Ce n’est pas tellement comment regarder c’est que soudain on regarde et la chose s’impose d’elle-même. Elle se dépose dans une mémoire parallèle pour resurgir des années plus tard. Toutes ces traces participent à l’intuition lorsque l’on travaille. Cette intuition sert la structure. Les outils, tel que l’image ou le son entre autres, ont des problématiques autant techniques qu’artistiques dans la recherche de la structure. Je me rends compte combien aujourd’hui le traitement technique devient une chose inséparable de l’artistique. En ce sens, la technique au service d’un projet « ambitieux » est intrinsèquement artistique. Harmoniser tous ces outils et raconter une histoire demande aussi une approche spécifique dans mon travail avec les interprètes. Je demanderai plutôt à un comédien d’être physique et à un danseur de ne pas oublier la théâtralité. Ici encore, mon souci est de fluidifier les codes entre abstraction et réalisme. Je me suis souvent amusé à détourner les clichés de notre environnement audiovisuel ; aujourd’hui cette inclinaison s’émousse ; peut-être que trop d’information tue l’information, mais je ne perds pas espoir dans la poétique cinématographique. Elle nourrit encore mon imaginaire et mon désir de créer mais elle n’est pas le sens ni même le centre, elle participe comme une donnée à une succession d’autres données que j’appellerais « le principe d’analogies ». Un principe qui englobe plusieurs fragments de réalité dont l’intérêt s’éclaire différemment lorsqu’ils sont simplement juxtaposés. »
(Nasser Martin-Gousset)


Le Grand R – Saison 16/17

Scène nationale
La Roche-sur-Yon
Renseignements au 02 51 47 83 83


Le grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, établissement d'action culturelle appartenant au réseau de la décentralisation artistique et culturelle
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