Rejoignez-nous sur Facebook


SAISON 0809

  • JPEG - 23.2 ko
  • JPEG - 10.5 ko
  • JPEG - 10.5 ko
  • JPEG - 24.3 ko

ALONE, Solitude(S) Anomalie par Thomas Van Uden

Cirque

Dans le cadre du Week-end à réaction#3

Production : compagnie Anomalie.
Avec le soutien de l’Espace Périphérique (Ville de Paris - Parc de la Villette).

La Compagnie Anomalie et ses Solitude(s) reçoivent le soutien du Ministère de la Culture, DMDTS et Drac Paca (conventionnement), de la Région Paca (aide au projet), du Conseil Général des Bouches du Rhône (aide au fonctionnement) et de la Ville de Marseille (conventionnement)

Cirque / durée 40 MiN / à voir en famille / à partir de 10 ans
Création de Thomas Van Uden
Mouvement,scénographie & conception musicale Thomas Van Uden
Mise en scène Emmanuel Audibert
Lumières & lumière vidéo Thomas Veyssière

Anomalie, c’est une compagnie ; une compagnie c’est plein de gens. Depuis 10 ans.
Mais depuis peu, la compagnie Anomalie s’est lancée dans ce projet de « solitudes » : que chacun des membres du collectif prenne,
à son tour, la tête d’un projet perso.
Thomas Van Uden, danseur acrobate, voltigeur à la bascule, au trampoline, un jongleur cascadeur, crée Alone au Grand R.
Une surprise, dont nous pouvons juste vous dire qu’elle tisse des liens neufs et sensuels entre le son et l’image, entre jonglerie et Gilles Deleuze : une histoire de mouvement.


note d’intention

alonE est un parcours pensé et dansé, une fable acrobatique sur l’immensité de notre petit théâtre inconscient.

Reliés par une bande-son multivox qui a valeur de trame d’écriture, le corps et les images projetées s’entrelacent et se font écho dans des jeux d’associations et de déclinaisons.

Les grands pas et la peur du vide, le haut et le bas, le vrai et le faux, la nature et la technologie, l’extravagance et la sagesse, certitudes, secrets, ombre et lumière...
Un grand thème, forcément : celui de l’Homme et de son rapport... à l’autre et au monde.
C’est un solo ; et un duel dans lequel un petit d’homme se frotte aux mystères du monde et à la gravité, un cerceau à la main, une boîte dans la tête.


“ Ne rien croire mais tout explorer “



Animal et pantin, au sol et debout, savant fou puis reptile, il expérimente, hésite, pousse et fait rouler des caisses.
Se prêtant à l’allégorie de nos doutes et de nos actes, ces “boîtes à images” (autant d’écrans mobiles grâce à la vidéo) deviennent des murs ou des planètes, montrent des gens et des formes géometriques, signes et symboles. Et elles s’empilent et tombent, restent suspendues -comme une pensée- ou balancent dangereusement. Comme dans un rêve, comme dans un souvenir, le temps et l’espace peuvent se contredire ou s’influencer ; tandis que lui, seul et incapable de se faire du bien, miroir de nos solitudes, naïve victime de toutes les contingences, saute et rampe, glisse et tombe, lève le doigt et tape du pied. Il fait le beau et tente à sa façon de traverser les images du monde sans se faire mal.

Marionnette accrochée à une idée, girouette trimballée comme une image, jouet balloté, perdu dans un puzzle à trois dimensions, il cherche comme la pièce manquante. Il se contorsionne pour tordre les images, arrondir les angles, trouver le cercle ou l’inventer. Confort et malaise, ras-le-bol et pétage de plombs, ce pierrot contemporain nous narre malgré lui la fragmentation du monde et la nécessité des silences.
Il ne parle pas. Ou alors à travers ce cube-enceinte mobile et bavard, péremptoire et aveugle... Voix intérieure ou conscience collective, ce big brother, “big parleur” dit les limites qu’on se donne, les sens interdits qu’on s’invente mais aussi la puissance libératoire de la poésie des mots et des voix. Quand on les agence avec douceur.

Parfois son monde intérieur rencontre celui de la rue, le rythme des autres, leurs clignotants, avertisseurs, jabots colorés, accélération des flux, confusion, chaos...
Toujours il essaie d’emboîter le pas, tarabusté par leurs paroles et ses pensées. Stop. Embouteillage intérieur ; il ne sait pas ce qu’il veut.
Alors, prenant des risques idiots pour enfin goûter la valeur de sa vie, ce “monsieur Alone” nous joue les Buster Keaton, brave négligemment les lois de la physique, capable par dépit, par ennui ou par ignorance de tourner en rond sans fin, en tourbillons de piste. De s’envoler ou d’ en faire des caisses.


“Nous sommes fragiles derrière nos masques et l’ignorance nous pousse à l’extravagance“






Le Grand R
Saison 17—18

Scène nationale
La Roche-sur-Yon
Renseignements au 02 51 47 83 83


Le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, établissement d'action culturelle appartenant au réseau de la décentralisation artistique et culturelle
Licence d’entrepreneur de spectacles 1-1075762, 1-1075763, 1-1075764 / 2-1075765 / 3-1075766