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SAISON 0809

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« Les larmes »

de Olivia Rosenthal

Laurent Larivière
En 1999, Laurent Larivière réalise son premier court-métrage L’Un dans l’autre (10 min). Le film est sélectionné dans 8 festivals et obtient le prix spécial du jury au festival de Grasse. Il travaille ensuite sur le moyen métrage de Sylvie Ballyot Alice (48 min, 2002) en tant que scénariste et collaborateur artistique. Le film est sélectionné dans une quarantaine de festivals et obtient notamment le prix du Jury Jeune du festival de Brest et le prix du public au Festival International du Film de Femmes de Créteil.
Retour à l’écriture personnelle avec J’ai pris la foudre (20 min, 2006) pour lequel il obtient le premier prix du scénario de courts-métrages du département de l’Eure. Le film est notamment sélectionné à Entrevues Festival International du Film de Belfort, au Festival du Film Court de Villeurbanne, programmé à la Cinémathèque Française en
mars 2007. Il obtient le prix du meilleur scénario décerné par le CCRAV au festival de Jeumont et le prix Qualité 2007 du CNC - Centre National de la Cinématographie.
En 2005, il réalise deux Cartes Postales chorégraphiques au Mali, diffusées sur TV5MONDE, dans le cadre d’un projet dont il est le producteur exécutif au sein du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Montalvo-Hervieu.
Ses images du Mali et plus tard, du Cambodge serviront au documentaire La Danse, l’art de la rencontre, réalisé par Dominique Hervieu et José Montalvo, diffusé sur ARTE en septembre 07.
Lauréat d’une résidence d’écriture au Céci-Centre des Ecritures Cinématographiques du Moulin d’Andé, il écrit son premier long-métrage, A Mes yeux. En parallèle, il prépare deux nouveaux courts-métrages : Au Bout des branches, écrit en collaboration avec Vincent Rafis (scénariste) et Denis Lachaud (écrivain) et Les Larmes, écrit avec Olivia Rosenthal (écrivain).

Lecture Performance de Olivia Rosenthal autour du film « Les parapluies de Cherbourg », de Jacques Demy
En collaboration avec Laurent Larivière.
Durée 40mn.
Dans le cadre du festival de cinéma "en route vers le monde"

En hommage au film de Jacques Demy "Les Parapluies de Cherbourg",
Olivia, une jeune femme d’une trentaine d’années, s’interroge sur les
raisons pour lesquelles elle pleure toujours quand elle voit ce film. Afin de rationaliser le jaillissement incontrôlable de ses larmes, elle se lance dans une étude des quelques phrases que Catherine Deneuve prononce dans la dernière scène…
Les Larmes lie l’autofiction, le cinéma et la description d’un état (l’état de celui qui pleure) dont on a du mal à comprendre pourquoi il n’est pas
permanent.

extrait du synopsis

5. INT. JOUR - CUISINE
Dans une cuisine étroite, une table face à la fenêtre. Les restes d’un petitdéjeuner.
Un jeune homme de 25 ans, en tee-shirt et caleçon, pleure.
OLIVIA (OFF)
C’est une phrase anodine
une petite phrase
comme celle que l’on prononce
quand on ne veut pas montrer
qu’on est drôlement secoué
Je ne supporte pas l’idée qu’on puisse aimer
successivement
plusieurs personnes
avec la même intensité
Le jeune homme se lève, fait quelques pas nerveux dans la pièce. Adossé
au mur, il essaie de retenir ses larmes, en vain.
OLIVIA (OFF)
Si on est Brésilien ou Mexicain ou Portoricain ou Bolivien
ou Uruguayen
bref si on vient du continent américain
qui est très loin
de Paris de Cherbourg de la Bourgogne et de l’Anjou
Et si par ailleurs ou par conséquent
on ne connaît strictement rien
à la géographie de l’Europe
et encore moins de la France
on ne sera pas le moins du monde surpris
par la déclaration de Catherine Deneuve alias Geneviève
Comme je connais très bien le film
je commence à pleurer
avant que ça ne devienne triste
je pleure encore plus dans les moments joyeux


Olivia Rosenthal, romancière inclassable, prix Wepler 2007 pour "On n’est pas là pour disparaître", récit et chant tragique et drôle de la maladie d’Alzheimer, est auteure associée cette saison au Grand R où elle vient chercher, essayer, expérimenter son écriture théâtrale.



Le Grand R
Saison 17—18

Scène nationale
La Roche-sur-Yon
Renseignements au 02 51 47 83 83


Le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, établissement d'action culturelle appartenant au réseau de la décentralisation artistique et culturelle
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