Rejoignez-nous sur Facebook


SAISON 1314

  • JPEG - 29.5 ko
    © Léonid Andréïev
  • JPEG - 54.9 ko
    © Dan Ramaën
  • JPEG - 37 ko
    © Dan Ramaën
  • JPEG - 45.5 ko
    © Thierry Laporte

Ékatérina Ivanovna

De Léonid Andréïev / Compagnie L’unijambiste / David Gauchard

Mardi 11 et mercredi 12 février
20h30
Salle du Manège
Durée 1h50
À partir de 16 ans

TARIF A

Texte Léonid Andréïev
Traduction André Markowicz (texte publié aux éditions José Corti)

Adaptation, mise en scène & scénographie David Gauchard
Musique Olivier Mellano
Ondes Martenot Christine Ott
Chorégraphie Julia Cima

Avec
Philippe Labonne Guéorgui Dmitriévitch Stibéliov ; Marie Thomas Ékatérina Ivanovna, son épouse ; Bérengère Lebâcle Véra Ignatievna, sa mère ; Nicolas Petisoff Aléxéï Dmitriévitch Stibéliov, son frère, étudiant ; Bérengère Lebâcle Tatiana Andréïévna, mère d’Ékatérina Ivanovna ; Marion Verstraeten Élisavéta Ivanovna (Lisa), sœur d’Ékatérina Ivanovna ; Alexandre Le Nours Arkadi Prospérovitch Mentikov ; Vincent Mourlon Pavel Alexéïévitch Koromyslov ; David Gauchard Fomine, étudiant ; David Moreau Youri, assistant de Koromyslov ; Marion Verstraeten une gouvernante (voix off) ; Noë Vignaud et Fleur Vignaud 2 enfants ; Or Solomon au piano

Graphisme David Moreau
Création lumière Christophe Rouffy
Régie lumière Michaël Cousin
Son Klaus Löhmann
Construction du décor Alain Pinochet (ateliers du Théâtre de l’Union, CDN du Limousin)
Administration & production Pierre Ménasché, Maud Renard & Agathe Jeanneau


STAGE PRATIQUE AVEC DAVID GAUCHARD, METTEUR EN SCÈNE & ROBERT LE MAGNIFIQUE (MUSICIEN)
Atelier Théâtre-Musique
Samedi 1er et dimanche 2 février
(le samedi de 14h à 18h puis le dimanche de 10h à 17h)
Studio de danse du Manège


Compagnie associée au théâtre, Scène nationale de Saint-Nazaire et au Théâtre de Villefranche-sur-Saône et conventionnée par la Région Limousin et par le ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Limousin
Coproducteurs Le théâtre, Scène nationale de Saint-Nazaire ; Théâtre de Villefranche-sur-Saône ; Scène nationale de l’Oise en préfiguration, Espace Jean Legendre, Théâtre de Compiègne ; Théâtre de l’Union, Centre dramatique national du Limousin ; Dieppe Scène nationale ; MA scène nationale, Montbéliard ; les 13 Arches, scène conventionnée de Brive
Soutien Nuits Carrées et la Fondation Hartung Bergman / Antibes

Tout commence par trois coups de feu. Guéorgui Dmitriévitch Stibéliov, député à l’Assemblée, vient d’essayer d’assassiner sa femme, Ékatérina Ivanovna. Il la croit infidèle… Le meurtre est évité, mais au fond d’elle-même, quelque chose est mort.

C’est ainsi que l’auteur russe Léonid Andréïev fait débuter cette pièce de 1912, qu’il qualifiait de « nouveau drame pour un nouveau théâtre ». Le ton est donné. Le monde se dérobe sous les pieds du couple, tandis qu’Ékatérina Ivanovna s’adonne à la débauche. Rien n’est stable ou normal sous le vernis. Tout s’effondre. La Terre même va exploser sous peu. Cherchant avec les acteurs la vérité des situations, le metteur en scène David Gauchard fait entendre avec cette pièce une urgence à vivre. « Pleurer, rire, courir, crier, danser encore une dernière fois avec grâce ou laideur, sans jugement car comme dans Melancholia de Lars Von Trier, il est déjà trop tard », écrit-il. Il nous donne à découvrir une œuvre très étonnante d’Andréïev, contemporain de Tchékhov, militant anti-tzariste puis militant antibolchévique, auteur de grande envergure et photographe visionnaire, qui témoigne d’une conscience prémonitoire des avatars du siècle dernier.


Lettre de André Markowicz, jeudi 16 janvier 2014.

"Je rédige cet envoi à Limoges, où je suis venu hier pour voir la première de la mise en scène de David Gauchard. Ékatérina Ivanovna, c’est un nom, et c’est le titre d’une pièce de Léonid Andréïev.

Je suis arrivé à la gare de Limoges, et il n’y avait pas Anton Kouznetsov.

David Gauchard, je l’ai connu, je ne sais même plus quand, à la fin des années 90, il venait de quitter l’ERAC. Il était venu me voir à Rennes, et je me souviens, il m’avait sidéré, parce qu’il voulait monter Léonid Andréïev, non, pas Léonid Andréïev, mais cette pièce-là. Et moi, je voulais la traduire. Je voulais traduire — j’ai toujours voulu traduire — des pièces du répertoire russe en dehors de Tchekhov ou de Gogol. Et Léonid Andréïev… Lui aussi il a écrit une bonne trentaine de pièces, et, parmi ces trente pièces, il y a en bien une douzaine qui sont des vrais chefs-d’œuvre. Et personne ne les lit, parce qu’elles ne sont pas traduites. Et elles ne sont pas traduites parce que personne ne s’y intéresse, personne ne les commande… Et moi, je le dis sérieusement, je pourrais passer quelques années à traduire des pièces que personne ne connaît, juste pour qu’on les connaisse…

David a commencé par monter Ékatérina Ivanovna. Ensuite, nous avons travaillé ensemble sur Hamlet, ensuite sur Richard III, ensuite sur Le Songe d’une nuit d’été, ensuite c’est lui qui m’a convaincu que mon Herem pouvait être une matière scénique et musicale, et là, quinze ans après, il est revenu à Andréïev. — Et, dites, vraiment, c’est bien. Je ne vous raconte pas l’histoire, — peut-être que vous lirez la pièce ? je ne vous raconte pas la mise en scène, je ne vous parle pas de l’adaptation qu’il a faite du texte de ma traduction (le texte, il l’a gardé, il a respecté toutes les phrases, je l’entendais, du début à la fin, dans le bon rythme, le bon phrasé — enfin, le phrasé que j’entendais, moi) — mais, réellement, j’en suis sorti très très touché (et la fin, transformée en monologue, est magnifique). Les acteurs sont vraiment formidables. Et ce que fait Marie Thomas, qui joue le "rôle-titre"… Bref, j’espère que vous aurez l’occasion de voir.

La grande force de David est d’avoir fédéré autour de lui une équipe de gens qui, sans lui, ne se seraient jamais connus, parce qu’ils viennent de mondes très différents. — Je pense à Olivier Mellano, à sa présence à lui. Je ne l’ai pas vu, il a écrit la musique, et il jouait en même temps : il est sur le spectacle de Stanislas Nordey, Par les villages. — Et il était parti la veille. Je n’en écris pas plus — je veux juste dire qu’il était là, dans sa musique.

Un spectacle formidable, celui de David. Un spectacle de la maturité, simple, vif, terrible, qui ne se construit que sur les acteurs. Et, à côté, le vide d’Anton."

André Markowicz


À voir sur Internet


Le site de la Compagnie L’unijambiste


Le Grand R
Saison 17—18

Scène nationale
La Roche-sur-Yon
Renseignements au 02 51 47 83 83


Le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, établissement d'action culturelle appartenant au réseau de la décentralisation artistique et culturelle
Licence d’entrepreneur de spectacles 1-1075762, 1-1075763, 1-1075764 / 2-1075765 / 3-1075766