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SAISON 1516

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    © Nicolas de La Casinière

BRUNDIBÁR, opéra pour enfants en deux actes

BRUNDIBÁR
OPÉRA POUR ENFANTS EN DEUX ACTES DE HANS KRÁSA
Samedi 21 mai, 20h30, au Manège

CHOEURS ET MAITRISE : 47 enfants âgés de 7 à 15 ans
CHEF DE CHOEUR : Dominique Perrin
CHEF DE CHANT : Dominique Michaut-Alchourroun
BRUNDIBÁR : Michel Jean
Le rôle de Brundibár est tenu par un adulte, élève en chant et théâtre au Conservatoire. Il joue dans le spectacle avec un véritable orgue de Barbarie pour lequel M. Charial a fabriqué un carton d’après la partition de Krása.
ENSEMBLE INSTRUMENTAL DU CONSERVATOIRE : Violons, violoncelle, contrebasse, flûte traversière, clarinette, trompette, guitare, percussion, et piano.
DIRECTION MUSICALE : Ludovic Potié
MISE EN SCÈNE : Yveline Pallard
DIRECTION TECHNIQUE ET CRÉATION LUMIÈRE : Marcos Lopez-Ortega
RELATIONS PUBLIQUES ET ACTION CULTURELLE : Xavier Castelain et Bernard Rigolage

PRODUCTION
La promotion de ce spectacle est assurée par le Conservatoire en partenariat avec la Scène nationale Le grand R et l’Association des jeunesses musicales de France (JMF), section de La Roche-sur-Yon.

Une production du Conservatoire à rayonnement départemental de La Roche-sur-Yon

UN OPÉRA POUR SURVIVRE EN TEMPS DE GUERRE
Brundibár est un opéra pour enfants, chanté par des enfants, écrit en 1938 par Adolf Hoffmeister et le compositeur tchèque-allemand Hans Krása (1899-1944). Il fut interprété à plusieurs reprises durant la seconde guerre mondiale par les enfants déportés du camp de concentration de Terezin.

L’HISTOIRE
En tchèque commun, « Brundibár » désigne un bourdon, ou bien « le ronchon », « le bougon ». Il s’agit du « méchant » de cette histoire.
Aninka et Pepicek sont orphelins de père. Leur mère est malade. Le docteur dit qu’il lui faut du lait mais les enfants n’ont pas d’argent. Ils décident donc de chanter sur la place du marché pour en obtenir. Brundibár surgit alors, il les chasse et vole leur argent.
Avec l’aide des enfants des rues, d’un oiseau, d’un chat et d’un chien, Aninka et Pepicek luttent contre Brundibár et parviennent à le faire fuir.
L’opéra se termine sur cette victoire.

LE CONTEXTE HISTORIQUE ET LA GENÈSE DE L’OEUVRE
Dans les années 1920, Prague est un haut-lieu de la musique. Elle est riche de ses musiciens, allemands et tchèques, très éduqués, des artistes qui alors se côtoient et s’admirent. On écoute Mahler, Strauss ou Schönberg.
En 1930, Hans Krása est un artiste accompli et fait partie de cette intelligentsia.
Mais à partir de 1931, en raison de ses origines juives, il ne parvient plus à faire jouer ses œuvres en Allemagne. La montée du nationalisme et l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933, mettent fin au brassage culturel. C’est dans ce contexte qu’est écrit Brundibár en 1938, une fable avec en toile de fond la montée du nazisme.
L’opéra fut écrit pour un concours lancé par le ministère de l’éducation qui sera finalement annulé suite aux bouleversements politiques. Les premières répétitions se déroulèrent à l’orphelinat juif de Prague, utilisé comme lieu d’accueil et d’école pour les enfants séparés de leurs parents par la guerre.
A l’hiver 1942, une représentation eut lieu, tandis que Krása et le scénographe étaient déportés à Terezin.
En juillet 1943, la quasi totalité des enfants du choeur original, ainsi que tout le personnel de l’orphelinat, fut déporté à son tour (seul le librettiste Hoffmeister put s’échapper de Prague à temps).
Au camp, Hans Krása reconstitue la partition à partir de quelques parties de piano et de sa mémoire. Il adapte l’opéra aux instruments disponibles : flûte, clarinette, guitare, accordéon, piano, percussions, violons, violoncelle et contrebasse.
Un décor est recréé par Zelenka, ancien metteur en scène du Théâtre national tchèque et un nouveau livret est écrit par le poète Emile Saudek.
Le 23 septembre 1943, c’est la première du « nouveau » Brundibár à Terezin. Le spectacle est dirigé par Zelenka et chorégraphié par Camilla Rosenbaum. Il sera représenté 55 fois dans l’année qui suivit.
Une représentation eut notamment lieu à l’occasion d’une visite du camp par la Croix Rouge organisée par le Reich. Le camp était déguisé en ghetto confortable, l’intégralité de la visite était mise en scène.
Plus tard, l’opéra fut filmé dans « Theresienstadt », un film de propagande nazi destiné à faire croire à une vie agréable dans les camps.
Hans Krása fut déporté et gazé à Auschwitz le 17 octobre 1944. En novembre, c’est au tour des musiciens et choristes d’être transférés à Auschwitz. La plupart n’en reviendront pas.
15000 enfants sont passés par Terezin. 1000 ont été libérés en 1945.
« La musique, la musique, c’était la vie ! » Greta Hofmeister (née en 1929, elle tenait le rôle d’Aninka à Terezin)



Le Grand R
Saison 17—18

Scène nationale
La Roche-sur-Yon
Renseignements au 02 51 47 83 83


Le Grand R, scène nationale de la Roche-sur-Yon, établissement d'action culturelle appartenant au réseau de la décentralisation artistique et culturelle
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