
Durée 2h15, tout public à partir de 14 ans, tarif A
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(commande valide à partir du 16 septembre 2008).
Théâtre Icare
Texte : Bernard-Marie Koltès
Mise en scène : Christophe Rouxel
Avec : Philippe Houriet, Moanda Daddy Kamono, Didier Royant, Afra Waldhor
Scénographie : François Corbal, Christophe Rouxel, Paul Seiller
Costumes : Odile Raitière
Lumière : Christophe Olivier
Son et vidéo : Benjamin Rouxel
Régie générale : Paul Seiller
Régisseur lumière : Jérémie Cusenier
Décor fabriqué par les ateliers du Grand T Scène conventionnée Loire-Atlantique.
« J’ai encore, monsieur, beaucoup de choses à apprendre et j’ai dit à mon âme : cours jusqu’à mes oreilles et écoute, cours jusqu’à mes yeux et ne perds rien de ce que tu verras. » (extrait)
Ils sont deux à surgir dans ce chantier de travaux publics d’une entreprise étrangère, au milieu de la brousse, quelque part en Afrique. Alboury, un noir, venu réclamer le corps de son « frère » mort. Léone, une Femme, tout juste débarquée de son hôtel à Pigalle pour épouser le chef du chantier. Une seule Femme pour les deux Blancs qui vivent là, un Noir mystérieusement introduit dans l’enceinte où vivent les Blancs, et le drame se met en marche. « Ma pièce ne parle pas, en tous les cas, de l’Afrique et des Noirs », écrit Koltès, « elle parle, peut-être, un peu, de la France et des Blancs – une chose vue de loin, déplacée, devient parfois plus symbolique, plus déchiffrable ».
Lorsqu’il écrit Combat de nègre et de chiens à la fin des années 70, l’auteur revient d’un voyage en Afrique. Pour rendre compte de cette expérience marquante, il invente une langue, un théâtre, qui puisent aux sources du genre pour extirper de grands sentiments, de la chair, de la sueur, des sensations fortes. Et il devient un auteur essentiel.
Un lien important lie Christophe Rouxel à l’œuvre de Koltès qu’il a traversée à plusieurs reprises comme metteur en scène ou comédien. Il l’explique par « une fascination pour sa langue qui dégage une mélancolie provisoire, s’extirpant de rencontres passionnées ; une lame de fond qui porte l’essentiel de l’existence ».
Ce spectacle est proposé en séance scolaire.
Lorsqu’il écrit Combat de nègre et de chiens à la fin des années 70, Bernard-Marie Koltès revient d’un voyage en Afrique. Pour rendre compte de cette expérience marquante, il invente une langue, un théâtre, qui puisent aux sources du genre pour extirper de grands sentiments, de la chair, de la sueur, des sensations fortes. Et il devient un auteur essentiel. Un lien important lie Christophe Rouxel à l’œuvre de Koltès qu’il a traversée à plusieurs reprises comme metteur en scène ou comédien. Il l’explique par « une fascination pour sa langue qui dégage une mélancolie provisoire, s’extirpant de rencontres passionnées ; une lame de fond qui porte l’essentiel de l’existence »
est né dans une famille bourgeoise de Metz. Â l’âge de vingt ans, Hubert Gignoux lui propose d’intégrer le TNS ; il y entre en section scénographie, puis y réalise une dizaine de mises en scène. Il commence alors à écrire pour le théâtre. En 1970, il monte sa propre troupe le « Théâtre du Quai » et écrit L’Héritage. Entre un passage au parti communiste français, de nombreux voyages en Amérique latine, en Afrique et à New York, Koltès crée de nombreuses pièces, comme le monologue La Nuit juste avant les forêts. Son théâtre est une recherche permanente sur la communication entre les hommes. Au début des années 1980, il rencontre Patrice Chéreau qui devient son metteur en scène. Bernard-Marie Koltès, dont les textes sont traduits dans une trentaine de langues, est un des dramaturges français les plus joués dans le monde. En février 2007, avec Retour au désert, il entre au répertoire de la Comédie Française. Le théâtre de Koltès, basé sur des problèmes réels, exprime la tragédie de l’être solitaire et de la mort. Cependant il se fonde sur des racines classiques : Marivaux, Shakespeare. Koltès est homosexuel dans un monde hétérosexuel. En Afrique, il voit la culture africaine écrasée par les Européens. Ce sujet devient la pièce Combat de nègres et de chiens. Après une visite en Amérique, il écrit Quai Ouest, sur un frère et une sœur dans une culture étrangère. Dans Prologue & autres textes, il écrit de manière explicite son sentiment d’étrangeté face au théâtre et à la culture de son temps. De même, dans Dans la solitude des champs de coton, les relations humaines sont envisagées sous une perspective ethnologique (les êtres humains se rencontrent comme des chiens et des chats, sur des problèmes de territoire), voire une perspective économique (le deal comme métaphore des relations entre individus et moteur d’une rencontre). En, 1989, au retour d’un dernier voyage au Mexique et au Guatemala, il meurt à Paris des suites du sida. Il est enterré au cimetière Montmartre. « On meurt et on vit seul. C’est une banalité... Je trouve que la vie est une petite chose minuscule... C’est la chose la plus futile ! » BM Koltès
Depuis 1979, il mène une carrière professionnelle consacrée au théâtre : acteur, formateur, metteur en scène et directeur de compagnie. Attaché à une éthique de théâtre exigeant et populaire, il n’a cessé d’explorer des modes singuliers de représentation pour favoriser la rencontre avec de nouveaux publics. De 1982 à 1990, à Rieux (56), son village natal, il dirige un projet de création théâtrale en milieu rural. Il signe trois mises en scène présentées durant sept ans devant 70 000 spectateurs. En 1986, il réalise Port-Nazaire : naissance d’une ville industrielle, Saint-Nazaire, où il a fondé et installé le Théâtre Icare en 1984. Depuis 1991, il s’attache essentiellement à la direction artistique de cette compagnie. Depuis plusieurs années, il a constitué une équipe d’acteurs et de formateurs, qui intervient dans de nombreux espaces d’éducation et au sein même du Théâtre Icare. Il a encadré de nombreux stages - Chili, Portugal, dans les conservatoires de Bordeaux, Angers et La Roche-sur-Yon, et participé à un stage de mise en scène avec Peter Brook (1993). Il est également sollicité pour des lectures, comme récitant avec diverses formations musicales et comme comédien. Entre 1995 et 2001, il est élu membre du Conseil Economique et Social de la Région des Pays de la Loire. Il fait aujourd’hui partie du Comité Théâtre Conseil du Conseil Général de Loire-Atlantique, du Comité de la MEET (Maison des Écrivains Étrangers et des Traducteurs) et du Grand T (Scène conventionnée Loire-Atlantique) pour la dramaturgie, de la Commission des Licences d’entrepreneur de spectacles de la DRAC Pays de la Loire et est également jury du prix de l’écriture théâtrale de Guérande.
Christophe Rouxel en résidence de création pour « Combat de nègre et de chiens »
Répétition ouverte Jeudi 18 décembre 2008, 14h15, le Manège
Master class Christophe Rouxel Samedi 17 janvier 2009, de 10h à 18h, Le Théâtre
Lecture-spectacle d’après Koltès, par Alain Sabaud Samedi 17 janvier 2009, 19h, le Théâtre
À noter
Soirée Bernard-Marie Koltès, présentée par Lucien Attoun Jeudi 22 janvier 2009, 19h, Maison Gueffier.
Lucien Attoun, fondateur et directeur de Théâtre ouvert avec Micheline Attoun, a été le premier à publier, dans sa collection « Tapuscrits », Combat de nègre et de chiens. Homme de radio, il a réalisé plusieurs interviews de l’auteur et a fait diffuser sur France culture l’essentiel de son œuvre.