
Durée 1h30, tout public à partir de 14 ans, tarif A
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(commande valide à partir du 16 septembre 2008).
FANTASIO d’Alfred de Musset
Mise en scène : Julia VIDIT
Scénographie : Thibaut FACK
Lumières : Nathalie PERRIER
Costumes : Valérie RANCHOUX
Réalisation costumes : Peggy STURM et Alix DESCIEUX-READ
Maquillages : Catherine SAINT SEVER
Régie générale : François SINAPI
Production-Diffusion : Emmanuel MAGIS
Administration : Amélie DELCROS
Avec :
Guillaume CLEMENCIN – Spark, le page
Charlotte CORMAN – La princesse
Benjamin GUILLARD – Facio, Le prince
Joël HELLUY - Marinoni
Nathalie KOUSNETZOFF – Hartman ; la gouvernante
Marc SUSINI – Le roi, l’officier
Jean-Baptiste VERQUIN - Fantasio
« Il n’y a pas trop de magie pour décrire le désenchantement du monde. »
Musset
Fantasio, ou comment échapper au mal de vivre en se glissant dans la peau d’un bouffon ? Sous une apparence de comédie légère, Musset dissémine tous ses doutes dans ce drame : doutes sur le théâtre, doutes sur son époque.
Fantasio ne trouve pas sa place dans le monde et préfère endosser les habits de la dérision, jusqu’au cynisme, jusqu’à dévaster ce qui l’entoure, mettre à bas tous les masques des rois et princesses, personnages de cour laissés en l’état de fantoches. Pour Julia Vidit, dont c’est la deuxième mise en scène, la désillusion de Musset, enfant de 1789, résonne comme une musique familière aux oreilles des enfants de 1968. D’où l’envie de faire réentendre ce texte ; d’où le désir d’emmener les spectateurs dans l’illusion, l’émotion et le plaisir de la fable pour mieux montrer les rouages de la comédie humaine. Et de s’emparer de ce classique pour faire un théâtre d’acteurs sensible et généreux.
Ce spectacle est proposé en séance scolaire.
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br>La période de 1830 est, disons-le franchement, très proche de la nôtre : les hommes se questionnent dans un entre-deux siècle flottant. Musset réussit à assumer ses doutes par la voix de Fantasio, qu’il fait voyager à vue dans toute la littérature. D’un côté, l’auteur construit une intrigue classique très théâtrale, faisant appel à des ressorts connus et variés (travestissement, mariage forcé, roi, princesse et autres figures) sachant ainsi stimuler la magie familière du geste scénique. De l’autre, il va entraîner au cœur de cette intrigue Fantasio, profondément mélancolique, doutant de son époque, de la portée de ses actes et usant de prose et d’alcool pour croire décrocher la lune.
L’incursion de cet homme dans le monde -ici très théâtral- nous questionne sur notre capacité à agir – et comment ? – au sein d’une société de plus en plus codée et verrouillée. Ce crissement entre un théâtre qui avance et un théâtre qui doute fait toute la modernité de la pièce parce qu’elle pose, dans sa forme même, la question de l’engagement