Nourri par son brillant parcours d’interprète auprès de Wayne McGregor, Ohad Naharin et Sharon Eyal, Léo Lérus construit une danse physique et organique, en dialogue avec ses racines antillaises.
Sibylline croise musique Gwoka, danse contemporaine et texte en créole. Inspiré du proverbe créole « Les paroles sous les feuilles ne se perdent pas », la pièce explore ce qui persiste dans les mémoires collectives. Elle approche des figures emblématiques guadeloupéennes comme la poto mitan, pilier de la famille et gardienne des traditions, ou le nèg mawon, symbole de résistance à l’oppression. Neuf danseurs et danseuses incarnent ce récit collectif en révélant son identité contemporaine. Le texte en créole de la slameuse Dory Selesprika s’ajoute à cette rencontre entre parole et mouvement. Les sonorités du créole, avec leur musicalité propre, enrichissent la performance, ouvrent une dimension sensorielle immersive. Entre mémoire, résistance et présence, Sibylline affirme la vitalité de voix longtemps tenues à l’écart. Une écriture chorégraphique où les corps font résonner ce qui ne disparaît pas.
Production
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