Le Grand R déploie son activité dans 3 lieux au cœur de La Roche-sur-Yon.

Le Manège

Depuis la fin des années 70, la municipalité de La Roche-sur-Yon réfléchit à la construction d’une nouvelle salle de spectacle pouvant accueillir des spectateurs plus nombreux qu’au théâtre Municipal, et dotée d’un plateau et d’outils techniques permettant l’accueil des créations d’aujourd’hui, réalisées pour la plupart sur de grandes scènes.

En 1989, et après l’étude de plusieurs projets c’est finalement le site face à l’ancienne salle du Manège qui est retenu. La maternité Saint-Charles se trouvant à cet emplacement est détruite en décembre 1991.
Le projet est réalisé par l’équipe d’architectes Durand-Ménard-Thibault et des collaborateurs suivants Pascal Mignon et le scénographe Bernard Jaunay. Pour la construction, la municipalité a choisi de faire appel au tissu économique vendéen. L’une des exceptions à cette règle concerne l’acousticien. C’est un cabinet de Munich, d’une renommée internationale, qui a été retenu Opitz-Muller BBM GMBH. Les travaux ont débutés le 15 Mars 1993, et l’inauguration officielle eut lieu le dimanche 8 janvier 1995.
Au contraire du Théâtre Municipal, installé avec emphase au centre d’un espace libre, la Salle du Manège sort de l’alignement général de la ville sur une oblique. La salle de spectacle est inscrite dans un plan circulaire de façon à installer la convivialité la plus grande. Elle est composée d’un parterre de 553 places et d’un balcon de 295 places. La distance maximum de la scène au dernier rang de spectateurs du balcon est de 24 mètres.

Quelques caractéristiques techniques :
capacité 840 places
espace pour fauteuils handidapés 8 places
parterre 553 places
places balcon 295 places 
places capacité fosse d’orchestre 50 musiciens
surface totale du plateau 484 mètres carré
largeur mur à mur 31,20 mètres
profondeur 14,60 mètres (du rideau de scène au mur du lointain)
hauteur sous gril 20 mètres
ouverture de la scène 18 mètres au maximum
hauteur du cadre de scène 9 mètres

L’accès des décors se fait par la rue Pierre-Bérégovoy, par le portail d’entrée esplanade Jeannie-Mazurelle sous le porche jusqu’au quai de déchargement. L’accès des camions de décors a été étudié pour des semi-remorques de 16,50 m de longueur. Après une manœuvre simple sur l’esplanade, ceux-ci reculent jusqu’au sas du quai de déchargement. Dans la cour de service, les camions sont cachés de la vue des passants. Depuis le quai, les décors sont acheminés directement sur la scène.
Les loges sont au nombre de 6, elles se situent sur toute l’arrière-scène au même niveau que le plateau permettant une relation très forte entre les artistes et la scène.

La Salle du Manège comporte en son sein un studio de danse (246 m2) installé dans une partie indépendante, et accessible par un escalier depuis la cour de service. Cette partie destinée à la création, possède aussi des bureaux indépendants, situés au dessus du studio

 

Le Théâtre

Prévue au plan initial de la ville en 1805, approuvé par l’empereur, la salle de spectacle ne fut édifiée, à l’initiative de la municipalité, qu’en 1844 à la place des anciennes casernes. Les travaux furent menés rapidement par l’entrepreneur Pierre Loriau sur un projet de l’architecte urbain Pivard et l’ouverture au public eu lieu dès le dimanche 2 novembre 1845.
Par ses proportions, sa structure, sa façade, le théâtre fait référence au temple. Le péristyle composé de quatre colonnes et de deux pilastres, forme le vestibule. Ils supportent un entablement et un fronton de style dorique. Les murs latéraux percés de petites fenêtres font, en opposition avec la façade, référence à l’architecture privée de la place. Le théâtre par son emplacement bloque la perspective partant de la préfecture.

L’organisation intérieure de l’édifice est simple et classique : théâtre à l’italienne de 359 places, dont la décoration intérieure (plafond, pourtour des loges, devantures des galeries) a été confiée à un artiste nantais, Louis-Lucien Penne.
Le Théâtre Municipal a été inscrit le 20 novembre 1985 à l’inventaire des Monuments Historiques pour sa façade, sa toiture et sa salle de spectacle avec son décor.

Le 20 novembre 1985, les façades extérieures et la salle de spectacle sont inscrites à l’inventaire supplémentaires des monuments historiques.

L’intérêt grandissant pour l’architecture du XIXème, et l’attention portée à ce type de lieu, amène la ville de la Roche-sur-Yon à se prononcer favorablement à la restauration de cet édifice. En 1998, deux études préalables extérieure et intérieure relatives à la restauration sont confiées à monsieur Trouilloud, architecte du patrimoine. Le Théâtre a réouvert ses portes en janvier 2005.

La Maison Gueffier

Laissez-vous séduire par cette belle maison aux murs chatoyants le jour et féeriques la nuit, et venez découvrir les activités et soirées que la scène nationale vous propose en ses murs. Entre ville (rue La Fayette) et jardin (des Latitudes), la Maison Gueffier vous ouvre ses portes depuis de nombreuses saisons déjà, mais cette vieille dame ne date pourtant pas d’hier !

C’est le 4 avril 1806 que le directeur général des Ponts et Chaussées prend la décision de construire en pisé des casernes et des logements pour les fonctionnaires. Il charge CORMIER de contacter COINTEREAU (Professeur d’architecture rurale spécialiste du pisé) et de faire l’évaluation de ces travaux. La construction des logements pour fonctionnaires est adjugée à l’entrepreneur BABIN le 16 mai 1806. Les maisons sont construites en 1807 et certaines d’entre elles sont habitées dès la fin de l’année.

La Maison Gueffier est l’une de ces maisons louées par la ville aux fonctionnaires arrivant de Fontenay-le-Comte. En 1819, comme 7 autres maisons en pisé, elle est vendue aux enchères publiques. Quatre propriétaires se succèdent, elle est par la suite rachetée par André Jean Claude GUEFFIER (1900 – 1989). Né le 25 octobre aux Sables-d’Olonne, avocat au barreau de La Roche-sur-Yon, président départemental de la Ligue des droits de l’Homme de Vendée, vice-président du Parti radical, Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de Guerre 1939-1945.

Sur projet de l’équipe de la Scène nationale, la Mairie rachète la maison en 1998 et une convention d’occupation des lieux est signée avec la Scène nationale. La Maison Gueffier est inaugurée le 7 septembre 2002.

La Maison Gueffier est le siège du pôle littérature du Grand R.
Elle abrite les ateliers d’écriture et de lecture de la Scène nationale. Au rez-de-chaussée, donnant sur le jardin, un petit logement accueille des auteurs en résidence.
La Maison Gueffier est utilisée par la Scène nationale pour y organiser des rencontres, des lectures, des concerts, des séances de projection, et même des spectacles de petite jauge.